
Nikolai Krukov
Acteur : Andrew Divoff
Nom : Nikolai Krukov
Nationalité : Soviétique
Affiliation : Union soviétique
Grade dans l’ancienne chronologie : Lieutenant-général
Grade dans la nouvelle chronologie : Maréchal de l’Union soviétique
Fonction : Chef d’état-major des Forces armées soviétiques
Supérieur : Anatoly Cherdenko
Associés : Gregor Zelinsky, Dasha Fedorovich, Oleg Vodnik, Commandant soviétique
Ennemis : Forces Alliées, Empire du Soleil Levant
Conflit : Troisième Guerre mondiale
Jeu : Alerte Rouge 3
Destin : Emprisonné dans la campagne alliée ; tué dans les campagnes soviétique et impériale.
Nikolai Krukov est l’un des plus hauts responsables militaires de l’Union soviétique et le chef d’état-major de ses forces armées pendant la Troisième Guerre mondiale. Général extrêmement expérimenté mais également arrogant, brutal et jaloux de son prestige, il joue un rôle fondamental dans la création de la chronologie d’Alerte Rouge 3.
En effet, Krukov fait partie, avec Anatoly Cherdenko et Gregor Zelinsky, des trois hommes qui remontent le temps jusqu’en 1927 afin d’éliminer Albert Einstein et d’empêcher ainsi le développement des technologies ayant permis aux Alliés de vaincre l’Union soviétique.
La défaite soviétique dans l’ancienne chronologie
Avant la modification du continuum temporel, l’Union soviétique est au bord de l’effondrement.
Les Forces Alliées ont pratiquement remporté la guerre et le Premier soviétique a fui. Krukov occupe alors le grade de lieutenant-général et commande Anatoly Cherdenko.
Cherdenko révèle cependant à son supérieur l’existence d’un projet extrêmement secret placé sous la responsabilité du scientifique Gregor Zelinsky : une machine permettant de voyager dans le temps.
Pour les dirigeants soviétiques, cette invention représente leur dernière chance.
Krukov accompagne donc Cherdenko et Zelinsky dans le passé.
L’élimination d’Albert Einstein
Les trois Soviétiques remontent jusqu’en 1927, au moment du Congrès Solvay.
Leur cible est Albert Einstein.
Dans cette chronologie, les travaux du scientifique ont donné aux Alliés plusieurs technologies déterminantes et contribué à la défaite de l’Union soviétique. Cherdenko décide donc de supprimer Einstein de l’histoire avant qu’il puisse développer ces inventions.
Après avoir accompli leur mission, Krukov, Cherdenko et Zelinsky reviennent dans leur présent.
Le monde a radicalement changé.
Les Alliés ont perdu une grande partie de leur avantage technologique et l’Armée rouge est désormais sur le point de conquérir l’Europe occidentale. Mais leur intervention temporelle a également produit une conséquence totalement imprévue : l’émergence de l’Empire du Soleil Levant, devenu une troisième superpuissance mondiale technologiquement très avancée.
Krukov découvre également un changement beaucoup plus personnel.
Dans cette nouvelle réalité, Cherdenko n’est plus son subordonné : il est devenu Premier de l’Union soviétique, tandis que Krukov est désormais Maréchal de l’Union soviétique.
Chef d’état-major soviétique
Krukov conserve néanmoins une position extrêmement importante.
En tant que chef d’état-major des Forces armées soviétiques, il dirige une grande partie des opérations militaires et bénéficie d’une autorité considérable sur les commandants de terrain.
Il est persuadé d’être l’un des plus grands stratèges de l’Union soviétique.
Cette certitude constitue également son principal défaut.
Krukov supporte difficilement que d’autres officiers obtiennent davantage de reconnaissance que lui et se montre particulièrement méprisant envers les jeunes commandants. Sa relation avec le Commandant soviétique devient donc rapidement conflictuelle.
L’invasion de la Grande-Bretagne
Au début de la nouvelle Troisième Guerre mondiale, les Soviétiques ont presque entièrement repoussé les Alliés hors d’Europe continentale.
Krukov compte exploiter cette supériorité en lançant une invasion de la Grande-Bretagne.
Les Soviétiques tentent d’établir une tête de pont à Brighton Beach, mais Robert Bingham envoie le Commandant allié et Giles Price défendre les côtes britanniques.
L’opération échoue et les forces de Krukov sont repoussées.
Cette défaite constitue l’un des premiers signes que l’avance soviétique n’est plus irrésistible.
L’invasion de l’Union soviétique par l’Empire
La situation change complètement lorsque l’Empire du Soleil Levant attaque par surprise l’Union soviétique.
Ironiquement, Krukov, Cherdenko et Zelinsky sont eux-mêmes responsables de l’existence de cette nouvelle puissance, conséquence indirecte de leur voyage temporel.
L’Armée rouge doit alors combattre simultanément les Alliés à l’ouest et les forces impériales à l’est.
Dans la campagne soviétique, Krukov supervise plusieurs opérations confiées au nouveau Commandant soviétique. Il ne tarde cependant pas à considérer les succès de celui-ci avec jalousie.
L’attaque de Genève
Après avoir repoussé les Japonais, les Soviétiques reprennent leur offensive contre les Alliés.
Krukov participe notamment à l’assaut contre leur quartier général de Genève, aux côtés du Commandant soviétique et d’Oleg Vodnik.
L'objectif est de détruire les principales installations alliées : leur port de ravitaillement, leur base militaire et leur centre de commandement.
Krukov se montre particulièrement arrogant pendant la bataille et s'attribue volontiers les succès remportés par l'Armée rouge.
Lorsque Genève tombe, il présente pratiquement la victoire comme le résultat de son propre génie militaire, renforçant encore davantage sa rivalité avec le Commandant.
Rivalité avec le Commandant soviétique
La relation entre Krukov et le Commandant devient progressivement l'un des principaux conflits internes du haut commandement soviétique.
Krukov reconnaît difficilement les capacités de son subordonné.
Plus le Commandant accumule les victoires, plus le général se montre agressif et condescendant à son égard. Il cherche régulièrement à rappeler son ancienneté et sa position dans la hiérarchie.
Mais le véritable danger ne vient finalement pas du Commandant.
Il vient de Cherdenko.
La machination de Cherdenko
Le Premier soviétique devient progressivement de plus en plus méfiant envers Krukov.
Les deux hommes sont les seuls responsables politiques majeurs, avec Zelinsky, à connaître la véritable origine de la nouvelle chronologie.
Surtout, Krukov reste un militaire extrêmement puissant disposant d'une influence considérable sur l'Armée rouge.
Cherdenko décide donc de s'en débarrasser.
Dans la campagne soviétique, il organise un faux attentat contre sa propre personne et fait accuser Krukov d'avoir tenté de l'assassiner.
Krukov est pourtant innocent.
Cherdenko ordonne alors au Commandant soviétique et à Oleg Vodnik de l'éliminer pour trahison.
« Aucun traître demain »
Krukov se retranche dans une base soviétique fortifiée et refuse naturellement de se rendre.
Il commande ses forces depuis un bunker VIP, bâtiment spécialement conçu pour protéger les hauts responsables militaires soviétiques.
Furieux, il considère désormais le Commandant comme un traître et lui promet qu'il paiera pour avoir retourné ses armes contre un officier supérieur.
La bataille devient ainsi une véritable guerre civile à l'intérieur de l'Armée rouge.
Les forces du Commandant et d'Oleg attaquent les positions de Krukov tandis que les Alliés tentent également de profiter du chaos soviétique. Un Collisionneur de protons allié est notamment utilisé pendant les combats.
Malgré ses défenses, Krukov est finalement vaincu.
Son bunker VIP est détruit et Nikolai Krukov est tué. Ses troupes se rendent immédiatement au Commandant soviétique.
Ce n'est que plus tard que Dasha découvre la vérité : Krukov n'avait jamais tenté d'assassiner Cherdenko. Le Premier avait entièrement fabriqué l'affaire afin d'éliminer son ancien compagnon.
Dans la campagne soviétique, Krukov meurt donc victime d'une purge politique orchestrée par l'homme qu'il avait lui-même aidé à réécrire l'histoire.
Campagne alliée
La campagne alliée lui réserve un destin très différent.
Krukov reste fidèle à Cherdenko et continue de servir le gouvernement soviétique.
Lorsque l'Empire du Soleil Levant devient une menace mondiale, Soviétiques et Alliés concluent temporairement une alliance contre leur ennemi commun.
Krukov doit donc combattre aux côtés de ceux qu'il cherchait encore récemment à détruire.
L'offensive contre Tokyo
Lors de l'assaut allié contre Tokyo, Krukov est censé fournir un soutien naval soviétique.
Mais lorsque l'opération commence, il annonce au Commandant allié que sa flotte n'arrivera pas à temps pour participer réellement à la bataille.
Il se montre même moqueur envers les Alliés, laissant entendre que s'ils réussissent malgré l'absence des Soviétiques, la victoire leur appartiendra véritablement.
Contre toute attente, le Commandant allié et Lissette Hanley réussissent à vaincre les forces impériales sans son aide.
Cette absence soviétique n'est pas totalement innocente.
Krukov connaît en réalité les véritables intentions de Cherdenko.
La dernière trahison soviétique
Une fois l'Empire vaincu, Cherdenko rompt l'alliance et reprend la guerre contre les Forces Alliées.
Krukov reste à ses côtés.
Il connaît notamment le projet soviétique préparé depuis une installation secrète à Cuba, destiné à porter un coup dévastateur aux Alliés.
Après l'échec de cette stratégie, les derniers dirigeants soviétiques se retranchent à Leningrad.
Krukov y dispose notamment d'un Imploseur à vide, tandis que Cherdenko prépare sa fuite.
Les Alliés prennent finalement la ville et détruisent les dernières défenses soviétiques.
Cette fois, Krukov ne meurt pas.
Krukov et Cherdenko sont capturés par les Forces Alliées et enfermés dans une prison cryogénique pour crimes contre l'humanité.
C'est ce destin qui correspond à la fin de la campagne alliée.
Campagne impériale
La campagne de l'Empire du Soleil Levant propose une troisième destinée.
Krukov devient naturellement l'un des principaux adversaires des Japonais lors de leur invasion de l'Union soviétique.
Le prince héritier Tatsu ordonne notamment au Commandant impérial de l'éliminer à l'aide du gigantesque Shogun Executioner.
Krukov réussit toutefois à s'échapper avant la destruction de son quartier général.
Il revient ensuite lors de l'offensive conjointe soviéto-alliée contre Yokohama.
Dans cette chronologie, la progression japonaise pousse les deux anciens ennemis à coopérer. Krukov intervient donc aux côtés de Lissette Hanley contre les forces impériales.
L'offensive échoue et Krukov réussit une nouvelle fois à battre en retraite.
La mort de Krukov au Kremlin
Sa chance finit cependant par l'abandonner.
Lorsque les forces impériales attaquent directement le Kremlin, Krukov revient pour participer à la défense de Moscou.
Le Commandant impérial parvient à écraser les dernières forces soviétiques.
Une partie du Kremlin s'effondre et Nikolai Krukov est mortellement blessé. Jusqu'à ses derniers instants, il refuse pratiquement d'accepter qu'il ait pu être vaincu par les Japonais.
Dans la campagne impériale, il meurt donc en défendant le cœur même de l'Union soviétique.