Joseph Staline

Joseph Staline

Acteur : Eugene Dynarski

Nom complet : Iossif Vissarionovitch Djougachvili
Nom d’usage : Joseph Staline
Naissance : 18 décembre 1878, Gori
Nationalité : Soviétique
Affiliation : Union soviétique
Fonctions : Premier de l’Union soviétique, secrétaire du Parti communiste
Conseillers : Kane, Nadia Zelenkov, Radik Gradenko
Relation : Nadia Zelenkov
Conflit : Seconde Guerre mondiale alternative
Apparitions : Command & Conquer : Alerte Rouge, Retaliation
Statut : Mort dans la continuité alliée.

Joseph Staline est le dirigeant de l’Union soviétique et le principal antagoniste de la campagne alliée d’Alerte Rouge. Dans cette réalité alternative, la disparition d’Adolf Hitler provoquée par Albert Einstein empêche l’ascension de l’Allemagne nazie. L’Union soviétique n’étant pas confrontée à cette puissance rivale, Staline dispose des moyens nécessaires pour poursuivre ses propres ambitions expansionnistes.

La naissance d’une nouvelle guerre mondiale

Staline rêve d’une Union soviétique s’étendant sur l’ensemble de l’Eurasie. Après avoir renforcé son pouvoir, il tourne l’Armée rouge vers l’extérieur et entreprend une vaste politique de conquête.

L’URSS étend d’abord son influence vers l’Asie avant de lancer une invasion massive de l’Europe. Face à cette menace, les nations européennes forment les Forces Alliées et commencent une guerre désespérée pour arrêter l’avancée soviétique.

Staline ne considère pas cette guerre comme une simple conquête territoriale : il souhaite établir une puissance soviétique capable de dominer le continent et de remodeler durablement l’ordre mondial.

Un dictateur impitoyable

Staline dirige l’Union soviétique par la peur. Ses propres officiers ne sont jamais à l’abri de sa colère et un échec peut rapidement devenir une condamnation à mort.

Cette brutalité est particulièrement visible avec le général Georgi Kukov. Après l’échec d’une opération contre la Chronosphère, Staline considère son général responsable et l’étrangle personnellement.

Même ses meilleurs officiers restent donc entièrement dépendants de sa faveur.

Cette atmosphère explique également les rivalités au sommet du régime, notamment entre Radik Gradenko et Nadia Zelenkov, qui cherchent tous deux à conserver une position privilégiée auprès du dictateur.

Nadia Zelenkov

Nadia occupe une place particulièrement importante dans l’entourage de Staline.

Elle est l’une de ses principales conseillères et devient également sa maîtresse. Cette proximité lui permet d’accéder directement au sommet du pouvoir soviétique, mais elle alimente aussi les rivalités avec les autres responsables du régime.

Staline ignore cependant que Nadia possède ses propres objectifs et que son entourage est infiltré par une organisation beaucoup plus mystérieuse.

Kane, l’homme derrière Staline

Le personnage le plus énigmatique de l’entourage de Staline est Kane.

Celui-ci apparaît comme l’un de ses conseillers les plus proches, mais son influence dépasse largement celle d’un simple membre du gouvernement. Il agit en réalité comme l’homme derrière le trône, manipulant les événements soviétiques pour servir ses propres projets.

Ce lien constitue l’un des principaux ponts entre Alerte Rouge et l’univers du Tibérium.

Dans la fin soviétique, Nadia révèle d’ailleurs que la Confrérie de Nod compte exploiter l’Union soviétique avant que Kane ne l’élimine à son tour. Cette conclusion appartient toutefois à la branche soviétique et ne correspond pas à la continuité menant à Alerte Rouge 2.

La Chronosphère

Staline s’intéresse particulièrement aux technologies développées par Albert Einstein.

Lorsque les Soviétiques découvrent l’existence de la Chronosphère, capable de transporter instantanément des unités d’un endroit à un autre, Staline comprend immédiatement son potentiel militaire et exige que l’URSS s’en empare.

Les forces soviétiques tentent donc à plusieurs reprises de localiser et de capturer la technologie alliée.

Staline préfère finalement voir la Chronosphère détruite plutôt que de la laisser entre les mains de ses ennemis. Cette obsession technologique joue un rôle important dans plusieurs opérations de la guerre.

Les armes nucléaires

Staline supervise également le développement de l’arsenal nucléaire soviétique.

Lorsque le programme devient opérationnel, l’Union soviétique tente notamment de lancer quatre missiles contre des villes européennes. Les Alliés réussissent cependant à prendre le contrôle du centre de commandement et à neutraliser les ogives avant qu’elles n’atteignent leurs cibles.

L’épisode montre jusqu’où Staline est prêt à aller pour remporter la guerre : l’utilisation d’armes de destruction massive contre les grandes villes européennes ne constitue pas pour lui une limite infranchissable.

La campagne soviétique

Dans la campagne soviétique, Staline confie directement plusieurs missions au Commandant incarné par le joueur.

Celui-ci commence comme simple lieutenant mais accumule les victoires et gravit progressivement les échelons de l’Armée rouge jusqu’à devenir général.

Cette campagne montre également l’effondrement progressif de l’entourage de Staline. Les rivalités, exécutions et manipulations éliminent plusieurs de ses principaux collaborateurs.

Si les Soviétiques remportent finalement la guerre, Staline ne profite pourtant pas longtemps de la victoire.

Nadia l’empoisonne puis l’abat, avant de révéler que la conquête soviétique servait en réalité les plans de la Confrérie de Nod. Kane élimine ensuite Nadia.

Cette conclusion est cependant non canonique pour la chronologie d’Alerte Rouge 2.

La chute de Moscou

La continuité retenue pour la suite repose sur la victoire des Forces Alliées.

Après avoir libéré l’Europe, celles-ci envahissent l’Union soviétique et progressent jusqu’à Moscou. Le Commandant allié reçoit pour dernière mission de détruire les forces soviétiques et de capturer Staline.

Lors de l’effondrement de son quartier général, Staline est enseveli sous les décombres.

Des soldats alliés le retrouvent encore vivant et s’apprêtent à le capturer.

Mais Nikos Stavros intervient.

Animé par une profonde haine envers le dictateur responsable de la destruction de l’Europe, Stavros fait éloigner les soldats, bâillonne Staline puis le recouvre à nouveau de gravats, le laissant mourir sous les ruines de Moscou.

La mort de Staline marque la défaite définitive de l’Union soviétique et la fin de la guerre.

Son héritage

La disparition de Staline ne fait pourtant pas disparaître l’Union soviétique.

Les Alliés choisissent ensuite Alexander Romanov, lointain parent de l’ancienne famille impériale russe, pour diriger une URSS affaiblie qu’ils pensent pouvoir contrôler.

Cette décision se révélera catastrophique : Romanov reconstruira secrètement la puissance militaire soviétique avant de déclencher la Troisième Guerre mondiale dans Alerte Rouge 2.

Staline conserve également une certaine aura en Union soviétique après sa mort. Stalingrad porte toujours son nom durant la guerre de Romanov, montrant que son souvenir n’a pas été entièrement effacé du régime soviétique.

Un autre héritage particulièrement important concerne le Corps psychique. Celui-ci avait été créé sous le règne de Staline et placé sous la direction de Yuri, qui développa ensuite les technologies de contrôle mental utilisées par l’Union soviétique puis par sa propre armée.

Staline historique et Staline d’Alerte Rouge

Le personnage est directement inspiré du véritable Joseph Staline, mais son histoire diverge considérablement de la réalité à partir de l’altération temporelle provoquée par Einstein.

Dans cette nouvelle chronologie, l’absence d’Hitler et de l’Allemagne nazie permet à l’Union soviétique de devenir la principale puissance expansionniste d’Europe. Staline prend ainsi, dans la Seconde Guerre mondiale alternative d’Alerte Rouge, la place narrative occupée par Hitler dans l’histoire réelle.