
Kelly Weaver
Actrice : Jodi Lyn O'Keefe
Nom : Kelly Weaver
Affiliation : FutureTech Corporation
Fonction : Directrice de la communication
Rôle : Porte-parole de FutureTech / responsable auprès du Commandant FutureTech
Associés : Rupert Thornley, Commandant de FutureTech
Organisation : FutureTech Corporation
Jeu : Alerte Rouge 3 : Révolte
Mode : Défi du Commandant
Statut : Vivante après les événements de Révolte.
Kelly Weaver est la directrice de la communication de FutureTech Corporation, l’une des plus importantes entreprises technologiques et militaires du monde après la Troisième Guerre mondiale. Elle est la principale représentante publique de la société et intervient notamment lorsque les activités de FutureTech commencent à susciter des inquiétudes.
Sa fonction est particulièrement délicate.
FutureTech travaille étroitement avec les Forces Alliées et une grande partie de ses recherches relève du secret industriel ou militaire. Kelly doit donc présenter publiquement l’entreprise comme un acteur responsable tout en évitant de révéler la véritable nature de ses programmes.
Le visage public de FutureTech
Après la Troisième Guerre mondiale, FutureTech occupe une position extrêmement puissante.
L’entreprise avait déjà participé au développement de nombreuses technologies qui avaient donné aux Alliés leur avantage militaire, notamment les technologies Chrono, les armes à spectre et différents systèmes employés dans l’arsenal allié.
Mais dans Révolte, FutureTech étend considérablement ses activités.
Ses recherches deviennent suffisamment inquiétantes pour provoquer des manifestations et attirer l’attention des médias.
C’est alors Kelly Weaver qui doit défendre l’entreprise.
La controverse du projet Sigma
L’un des principaux scandales concerne le mystérieux projet Sigma.
Des manifestants se rassemblent devant le siège de FutureTech et accusent la société de mener des recherches dangereuses ou illégales.
Kelly intervient publiquement afin de rassurer la population.
Sa défense repose sur une comparaison intéressante : elle rappelle que la Chronosphère avait elle aussi suscité la peur et la controverse pendant son développement. Selon son argumentation, la méfiance envers Sigma serait donc principalement une réaction naturelle face au changement.
Cette intervention correspond parfaitement à son métier.
Kelly ne cherche pas à expliquer précisément ce que FutureTech construit.
Elle cherche à contrôler le récit public entourant l’entreprise.
Le Sigma Harmonizer
Les événements de la campagne soviétique révèlent finalement que les inquiétudes concernant FutureTech n’étaient pas sans fondement.
Le projet Sigma est en réalité le Sigma Harmonizer, une technologie dérivée des recherches temporelles de FutureTech et capable de manipuler le temps à une échelle extraordinaire.
Le président de l’Union européenne, Rupert Thornley, cherche à exploiter cette technologie dans le cadre de ses propres ambitions.
Les forces soviétiques découvrent finalement l’installation de FutureTech et détruisent le Sigma Harmonizer avant son activation définitive.
L’affaire devient alors un désastre politique pour FutureTech.
Et Kelly Weaver doit une nouvelle fois intervenir.
« Nous ne savions rien »
Après la révélation du scandale, Kelly organise une nouvelle conférence de presse.
Elle affirme que FutureTech et son conseil d’administration ignoraient les ambitions personnelles de Rupert Thornley concernant le Sigma Harmonizer. Elle annonce également la mise en place de protocoles de sécurité supplémentaires et réaffirme publiquement que FutureTech reste engagée en faveur de la paix.
On sait ce que Kelly affirme publiquement.
En revanche, il est beaucoup plus difficile d’établir précisément ce que Kelly et les dirigeants de FutureTech savaient réellement.
Une autre facette de FutureTech
Le Défi du Commandant révèle justement que FutureTech poursuit parallèlement des objectifs beaucoup moins transparents.
Kelly Weaver y travaille directement avec un mystérieux Commandant de FutureTech.
Et cette fois, il ne s’agit plus de relations publiques.
L’entreprise veut profiter du chaos géopolitique de l’après-guerre pour acquérir les technologies militaires des trois anciennes superpuissances.
Une opération clandestine mondiale
Kelly explique au Commandant que FutureTech a réussi à obtenir les véhicules de construction des trois puissances mondiales.
Cela lui permet d’utiliser les technologies :
alliées,
soviétiques,
et impériales.
La mission du Commandant consiste ensuite à affronter les différents officiers encore actifs dans le monde et à récupérer les technologies abandonnées sur les champs de bataille.
Kelly profite directement du désordre politique de l’après-guerre.
Les frontières sont contestées, les anciens belligérants continuent de s’affronter et personne ne semble en mesure de surveiller correctement les opérations de FutureTech.
L’entreprise peut donc agir discrètement.
Le Commandant de FutureTech
Kelly devient ainsi l’équivalent de l’officier de liaison du joueur dans le Défi du Commandant.
Elle lui fournit sa mission et suit sa progression.
Le Commandant affronte progressivement certains des meilleurs officiers encore actifs :
Douglas Hill, Giles Price et Lydia Winters pour les Alliés ;
Nikolai Moskvin, Oleg Vodnik et Vera Belova pour les Soviétiques ;
Shinzo Nagama, Kenji Tenzai et Takara Sato pour l’Empire.
À chaque victoire, FutureTech obtient de nouvelles technologies.
L’objectif réel devient alors évident : constituer un arsenal combinant les meilleures armes développées par toutes les grandes puissances de la Troisième Guerre mondiale.
« À notre guise… ou à la vôtre »
Le briefing initial de Kelly est particulièrement révélateur.
Elle explique en substance que FutureTech récupérera les technologies laissées sur les champs de bataille afin d'obtenir des exemplaires de tous les équipements militaires.
Elle se reprend même lorsqu'elle évoque ce que l'entreprise pourra ensuite en faire : ce sera à FutureTech d'en disposer… ou plutôt au Commandant.
Cette petite correction annonce déjà l'évolution de ce dernier.
Car il n'est pas simplement un mercenaire employé temporairement par FutureTech.
Le nouveau dirigeant de FutureTech
Après avoir remporté suffisamment de victoires et récupéré les principales technologies recherchées, le Commandant reçoit les félicitations personnelles de Kelly.
Elle révèle alors un élément important concernant la situation interne de l'entreprise : FutureTech a perdu son précédent PDG et les actionnaires s'interrogent sur son avenir.
Le Commandant a cependant démontré sa valeur.
Il devient finalement le nouveau PDG de FutureTech.
Kelly ne s'adresse donc plus simplement à un officier de terrain.
L'homme qu'elle a envoyé récupérer clandestinement les technologies des trois grandes puissances devient désormais son supérieur à la tête de l'entreprise.
Une proposition très personnelle
La dernière intervention de Kelly possède également le ton volontairement suggestif caractéristique des cinématiques de Command & Conquer.
Après avoir félicité le Commandant, elle lui demande de considérer l'offre de FutureTech.
Kelly conclut leur collaboration sur une note volontairement ambiguë, proposant au Commandant de venir discuter personnellement et en privé des conditions de son nouveau rôle.
Kelly Weaver et Rupert Thornley
Les deux personnages représentent deux visages très différents de l'organisation.
Rupert Thornley est lié au projet Sigma et à l'exploitation spectaculaire des technologies temporelles de FutureTech.
Kelly Weaver, elle, représente l'institution elle-même : elle protège son image publique, répond aux scandales et continue de faire fonctionner l'entreprise après la chute de Thornley.
Et surtout, FutureTech ne devient pas soudainement transparente après l'affaire Sigma.
Le Défi du Commandant montre qu'elle poursuit parallèlement une opération secrète visant à récupérer les technologies militaires mondiales.
Cela donne à Kelly une ambiguïté beaucoup plus intéressante que celle d'une simple « attachée de presse ».
Elle défend publiquement une entreprise prétendument engagée sur le chemin de la paix, tandis qu'elle supervise parallèlement un Commandant chargé d'accumuler clandestinement l'arsenal des trois grandes puissances.
Porte-parole ou véritable dirigeante ?
Les sources identifient officiellement Kelly comme Head of Corporate Communications, et non comme PDG ou directrice générale.
Elle semble néanmoins disposer d'une influence considérable :
elle parle au nom de l'entreprise lors des crises ;
elle évoque directement le conseil d'administration ;
elle supervise le Commandant FutureTech ;
elle connaît l'opération clandestine de récupération technologique ;
et elle participe à la transition vers le nouveau PDG.
