Georgi Kukov

Georgi Kukov

Acteur : Craig Cavanah

Nom : Georgi Kukov
Nationalité : Soviétique
Affiliation : Union soviétique
Grades : Capitaine, puis Général
Fonction : Officier de l’Armée rouge, puis commandant de l’Armée rouge
Supérieur : Joseph Staline
Associés : Nadia Zelenkov, Radik Gradenko, Commandant soviétique
Ennemis : Forces Alliées
Conflit : Seconde Guerre mondiale alternative
Jeu : Command & Conquer : Alerte Rouge
Statut : Décédé, tué par Joseph Staline

Georgi Kukov est un officier soviétique qui devient l’un des principaux responsables de l’Armée rouge pendant la guerre menée par Joseph Staline contre les Forces Alliées.

Militaire de carrière, Kukov croit profondément à la puissance de l’Armée rouge et possède une confiance considérable dans ses propres capacités tactiques. Son ascension accompagne directement les succès soviétiques en Europe : d’abord simple officier supérieur, il finit par atteindre le grade de général et succède à Radik Gradenko à la tête de l’armée.

La frontière germano-polonaise

Kukov apparaît pour la première fois au début de la campagne soviétique, alors que l’Armée rouge poursuit son expansion vers l’ouest.

Il rencontre le Commandant soviétique sur la frontière germano-polonaise et lui transmet ses instructions pour une nouvelle opération. À ce stade de la guerre, Kukov possède encore le grade de capitaine.

Les forces allemandes présentes dans la région sont rapidement submergées par l'offensive soviétique.

Les succès de l'Armée rouge permettent parallèlement à Kukov de progresser dans la hiérarchie militaire. Il est finalement promu général, devenant progressivement l'un des officiers les plus importants de l'Union soviétique.

Dans l'ombre de Gradenko

Pendant une grande partie de la guerre, le haut commandement soviétique reste dominé par le maréchal Radik Gradenko.

Mais Gradenko accumule les erreurs.

Il tente notamment de dissimuler certains de ses échecs à Staline et compromet la sécurité du projet soviétique de Rideau de fer lorsqu'un camion transportant des éléments de cette technologie tombe aux mains des Alliés.

Kukov et Nadia observent alors secrètement une conversation entre Gradenko et Staline.

Ils découvrent que le maréchal n'a pas informé le dictateur de la perte du matériel stratégique. Le Commandant soviétique reçoit donc l'ordre de détruire le camion avant que les Alliés puissent s'échapper avec sa cargaison.

Kukov se retrouve ainsi progressivement associé à Nadia dans les luttes internes qui agitent le sommet du pouvoir soviétique.

La disparition de Gradenko

La carrière de Kukov connaît un tournant décisif lorsque Nadia décide finalement d'éliminer Gradenko.

Elle empoisonne le maréchal en lui servant du thé.

Gradenko meurt dans la salle de briefing de Staline, laissant vacant l'un des postes militaires les plus importants du régime.

Georgi Kukov lui succède alors à la tête de l'Armée rouge.

Cette promotion le place directement au sommet de la hiérarchie militaire soviétique et fait de lui l'un des principaux conseillers de Joseph Staline.

Il semble alors avoir réussi là où Gradenko avait échoué : conserver la confiance du dictateur tout en consolidant sa propre position.

Mais cette réussite sera de courte durée.

La Chronosphère

À ce stade de la guerre, l'attention du haut commandement soviétique se concentre sur une technologie alliée extrêmement dangereuse : la Chronosphère.

Les services de renseignement soviétiques découvrent que les Alliés utilisent des signaux énergétiques d'une puissance exceptionnelle.

Kukov explique à Staline que ses sources attribuent ces phénomènes à la technologie de la Chronosphère. Le dictateur exige immédiatement que l'Union soviétique s'en empare.

Kukov révèle alors l'existence d'une piste.

Une base alliée située près de Seti émet d'importantes quantités d'énergie. Les Soviétiques identifient également trois centres de contrôle associés au complexe.

Staline ordonne au Commandant soviétique de s'emparer des trois installations afin de pouvoir capturer la Chronosphère sans déclencher les dispositifs de destruction installés par les Alliés.

La technologie devient dès lors l'une des principales priorités militaires soviétiques.

La rivalité avec Nadia

La promotion de Kukov ne signifie cependant pas qu'il bénéficie d'une position incontestée auprès de Staline.

Nadia Zelenkov possède elle aussi une influence considérable.

Elle avait déjà contesté ouvertement la compétence de Gradenko et reproduit progressivement le même comportement avec son successeur.

Kukov et Nadia travaillent donc ensemble lorsque leurs intérêts convergent, mais leur relation reste profondément conflictuelle.

Tous deux savent parfaitement qu'auprès de Staline, une erreur peut rapidement devenir une condamnation à mort.

Et Kukov va précisément commettre une erreur de ce type.

L'échec de la capture de la Chronosphère

Les Soviétiques finissent par localiser une nouvelle installation liée à la Chronosphère dans la péninsule Ibérique.

Le Commandant soviétique reçoit l'ordre de s'en emparer.

L'opération tourne cependant mal.

Les renseignements fournis au Commandant sont incomplets : Kukov n'a pas identifié une seconde base alliée susceptible d'intervenir dans la bataille. Cette omission compromet l'opération et la tentative de capture de la Chronosphère échoue.

Kukov comprend immédiatement le danger.

Reconnaître son erreur devant Staline pourrait lui être fatal.

Il choisit donc une autre stratégie : faire porter la responsabilité de l'échec au Commandant soviétique.

C'est une très mauvaise décision.

Nadia sauve le Commandant

Nadia intervient en faveur du Commandant.

Elle révèle à Staline que la défaite n'est pas due à une mauvaise conduite des opérations sur le terrain, mais aux renseignements incomplets fournis par Kukov.

Le général avait omis de signaler l'existence de la seconde base alliée.

Le Commandant est donc innocenté.

Mais cela signifie que Staline connaît désormais le véritable responsable.

Kukov se retrouve exactement dans la situation qu'il voulait éviter.

La mort de Georgi Kukov

La réaction de Staline est immédiate.

Furieux de l'échec et de l'erreur commise par son général, le dictateur se retourne contre Kukov.

Il ne convoque aucun tribunal et ne prononce aucune condamnation formelle.

Joseph Staline saisit personnellement Kukov à la gorge et l'étrangle jusqu'à lui briser le cou.

Georgi Kukov meurt ainsi de la main même de l'homme dont il était devenu l'un des principaux conseillers militaires.

Sa tentative de sacrifier le Commandant soviétique pour préserver sa propre position provoque finalement exactement le résultat qu'il cherchait à éviter.

Le même destin que Gradenko

C'est probablement le parallèle le plus intéressant à développer sur la fiche.

Kukov succède à Radik Gradenko, mais finit par connaître pratiquement le même destin.

Gradenko participe aux purges de Staline, commet plusieurs erreurs puis devient lui-même encombrant. Nadia l'élimine et Kukov récupère sa position.

Kukov peut alors penser qu'il a survécu à la lutte pour le pouvoir.

Mais lorsqu'il commet à son tour une erreur militaire et tente de la dissimuler, Nadia contribue une nouvelle fois à révéler la vérité à Staline.

Cette fois, le dictateur se charge personnellement de l'exécution.

La succession devient donc presque ironique :

Gradenko → éliminé → remplacé par Kukov → Kukov commet une erreur → éliminé à son tour.

Cela illustre parfaitement le fonctionnement du haut commandement soviétique dans la campagne du premier Alerte Rouge : aucune promotion n'apporte réellement de sécurité.

Plus un officier se rapproche de Staline, plus une erreur devient dangereuse.

Une différence avec le scénario abandonné

Dans une version préliminaire du scénario du premier Alerte Rouge, l'histoire de Kukov devait être très différente.

Le général devait finir par être révolté par la brutalité de Staline et devenir lui-même un traître, soit en faisant défection vers les Alliés, soit en tentant de tuer le dictateur. Cette intrigue fut abandonnée avant la version définitive du jeu.

Dans le jeu sorti en 1996, Kukov demeure fidèle au régime jusqu'à ce que Staline le tue.

Inspiration

Son nom et son rôle semblent enfin constituer une référence au véritable maréchal soviétique Gueorgui Joukov (Georgy Zhukov), l'un des plus célèbres commandants de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale.