Gunter Von Esling

Gunter Von Esling

Acteur : Arthur Roberts

Nom : Gunter von Esling
Nationalité : Allemande
Affiliation : Forces Alliées / Allemagne
Grade : Général
Fonction : Commandant suprême des Forces Alliées
Adjoint : Général Nikos Stavros
Subordonnés : Commandant allié A9, Tanya Adams
Ennemis : Union soviétique de Joseph Staline
Conflit : Seconde Guerre mondiale alternative
Jeu : Command & Conquer : Alerte Rouge
Mention : Alerte Rouge 3
Statut : Retraité après la guerre ; sort ultérieur inconnu.

Gunter von Esling est un général allemand et le commandant suprême des Forces Alliées durant la guerre provoquée par l’invasion soviétique de l’Europe. Stoïque, pragmatique et particulièrement respecté par ses subordonnés, il coordonne les différentes armées européennes engagées contre Joseph Staline.

Contrairement à de nombreux dirigeants militaires de la saga, von Esling n’est pas présenté comme un homme cherchant la gloire personnelle. Son rôle consiste avant tout à maintenir la coalition alliée unie et à prendre les décisions nécessaires à sa survie, même lorsqu’elles impliquent d’abandonner temporairement certains territoires.

Un général allemand dans une autre histoire

L’existence même de la carrière de von Esling est liée au bouleversement temporel provoqué par Albert Einstein.

En éliminant Adolf Hitler de l’histoire en 1924, Einstein empêche l’Allemagne nazie d’exister sous la forme connue dans notre réalité. Mais il n’empêche pas une nouvelle guerre mondiale : l’Union soviétique de Staline devient la puissance expansionniste qui envahit l’Europe.

L’Allemagne fait donc partie des nations européennes qui constituent les Forces Alliées.

Von Esling, général allemand, finit par être placé à la tête de l’ensemble de cette coalition.

Commandant suprême des Alliés

Lorsque l’Armée rouge envahit l’Europe, von Esling doit coordonner des forces issues de plusieurs pays.

Son principal adjoint est le général grec Nikos Stavros, tandis que les opérations les plus importantes sont confiées au Commandant allié A9, personnage incarné par le joueur. La commando Tanya Adams répond également directement au haut commandement de von Esling.

Le fonctionnement de l’état-major allié peut donc être résumé ainsi :

Personnage Fonction
Gunter von Esling Commandant suprême et stratège général
Nikos Stavros Commandant en second
Commandant A9 Commandant de terrain du joueur
Tanya Adams Commando chargée des opérations spéciales

Von Esling fixe ainsi les grands objectifs stratégiques tandis que le Commandant allié les exécute sur le terrain.

Les premières défaites

Le début de la guerre est extrêmement difficile pour les Alliés.

L’Armée rouge possède une supériorité considérable en blindés et progresse rapidement en Europe. Von Esling comprend qu’une confrontation frontale immédiate serait catastrophique.

Il adopte donc une stratégie beaucoup plus prudente : ralentir l’avance soviétique, défendre les passages stratégiques et gagner suffisamment de temps pour permettre aux nations européennes de mobiliser leurs forces.

Certaines positions doivent être abandonnées.

Cette politique peut donner l’impression que les Alliés sont continuellement repoussés, mais elle permet progressivement d’étirer les lignes soviétiques et de préparer une contre-offensive.

L’Allemagne presque perdue

Une scène permet particulièrement bien de comprendre la personnalité de von Esling.

Lorsque Stavros apprend que la Grèce est occupée et que son gouvernement doit se cacher, il réagit avec colère et quitte momentanément le centre de commandement.

Von Esling lui rappelle alors que sa propre patrie, l’Allemagne, est elle aussi pratiquement tombée.

Pourtant, il continue de travailler.

Le contraste définit parfaitement son tempérament : von Esling ne semble pas moins affecté que Stavros, mais il refuse de laisser ses sentiments personnels influencer la conduite générale de la guerre.

Le retournement de la guerre

À mesure que les Soviétiques commettent des erreurs et étendent excessivement leurs forces, von Esling commence à exploiter leurs faiblesses.

Les opérations du Commandant allié permettent progressivement à la coalition de reprendre l’initiative.

Le haut commandement organise alors une série de missions destinées non seulement à repousser l’Armée rouge, mais aussi à détruire les éléments qui lui donnent son avantage technologique.

Le Rideau de Fer

L’une des plus importantes menaces découvertes par les Alliés est le Rideau de Fer soviétique.

Einstein explique à von Esling que cette technologie permet théoriquement de rendre un véhicule ou une structure temporairement invulnérable.

Von Esling comprend immédiatement les conséquences militaires d’une telle invention.

Il ordonne plusieurs opérations contre les centres de recherche soviétiques afin de récupérer des renseignements et d’empêcher le développement du projet. Malgré ces attaques, les Soviétiques parviennent néanmoins à construire des prototypes opérationnels.

Les Alliés réussissent cependant à empêcher la mise en service d’une version encore plus puissante du dispositif.

Vladimir Kosygin

Une autre opération importante concerne le scientifique soviétique Vladimir Kosygin.

Kosygin souhaite faire défection et possède des renseignements précieux sur les programmes militaires soviétiques.

Von Esling organise son extraction.

Le scientifique est finalement récupéré par les Alliés, leur donnant accès à des informations importantes sur les armes secrètes de Staline.

La Chronosphère

Parallèlement, les Alliés développent leur propre technologie révolutionnaire : la Chronosphère d’Einstein.

Von Esling supervise également les opérations liées au premier prototype opérationnel. Les recherches finissent par fournir aux Alliés une capacité technologique susceptible de rivaliser avec les super-armes soviétiques.

C’est une différence fondamentale entre les deux camps : von Esling doit constamment adapter sa stratégie aux inventions d’Einstein d’un côté et aux programmes soviétiques de l’autre.

La crise nucléaire

L’une des situations les plus dangereuses de la guerre survient lorsque les Soviétiques lancent des missiles nucléaires contre plusieurs capitales européennes.

Les Alliés doivent empêcher les ogives d’atteindre leurs cibles.

Le Commandant A9 prend personnellement la tête de l’opération d’infiltration, bientôt rejoint par Tanya Adams.

Les silos sont finalement neutralisés et l’Europe échappe de très peu à une catastrophe nucléaire.

Cette victoire marque l’un des derniers grands retournements de la guerre.

Les Soviétiques ont échoué à détruire la coalition et leurs forces commencent désormais à être repoussées vers leur propre territoire.

L’invasion de l’Union soviétique

Après avoir libéré l’Europe, von Esling passe de la défense à l’offensive.

Les Forces Alliées pénètrent en territoire soviétique.

L’objectif n’est désormais plus simplement de repousser Staline : il faut détruire définitivement sa capacité militaire et renverser son régime.

Les forces alliées avancent vers Moscou tandis que les dernières installations militaires soviétiques sont progressivement neutralisées.

Von Esling peut finalement annoncer au Commandant que toutes les divisions alliées sont prêtes pour l’offensive finale.

Moscou

La dernière opération conduit directement à Moscou.

Les Alliés rassemblent leurs forces pour une attaque massive contre la capitale soviétique.

Tanya intervient en avant-garde, puis l’armée principale établit sa base et lance l’assaut contre les dernières défenses de Staline.

La bataille se termine par une victoire totale.

Staline est retrouvé grièvement blessé sous les décombres.

Nikos Stavros, dont la Grèce avait terriblement souffert de l’invasion, choisit de l’abandonner à son sort plutôt que de le ramener comme prisonnier.

La guerre prend fin.

Et la stratégie poursuivie depuis le début par von Esling a finalement fonctionné : survivre à l’offensive initiale, épuiser l’Armée rouge, reprendre l’Europe puis porter la guerre jusqu’au cœur de l’Union soviétique.

Après la guerre

Après avoir conduit les Alliés à la victoire, Gunter von Esling finit par prendre sa retraite dans les années qui suivent la guerre.

Il quitte le service avec une réputation exceptionnelle et reçoit l’admiration du monde allié.

Son destin personnel après cette période n’est pas connu.

Son héritage dans Alerte Rouge 3

Von Esling ne réapparaît pas physiquement dans Alerte Rouge 3, mais son nom existe toujours plusieurs décennies plus tard.

Une importante installation alliée située en Islande porte son nom :

la base aérienne Von Esling.

Cette base constitue un point stratégique majeur pour les Alliés. Elle sert notamment de lieu de rassemblement aux forces américaines devant rejoindre leurs alliés européens et abrite une importante aviation composée de Chasseurs Apollo, Vindicators et Bombardiers Century.

Dans la campagne soviétique d'Alerte Rouge 3, elle devient la cible de l'opération No Traitors Tomorrow.

Les forces soviétiques l'attaquent et la détruisent.

Le simple fait qu'une installation militaire alliée majeure porte toujours son nom montre donc que von Esling est devenu une figure historique des Forces Alliées.