Épisode 97
Entre rêve et réalité (4/4)
Ils se réveillèrent dans un lycée... encore.
Ga3L : Mais OMG...
Molock : Fucking calisse, je vous jure...
Natalya : Pourquoi est-ce qu'on retourne tous à l'époque où nous étions à l'école ?
Ga3L : Je suppose qu'on a tous été traumatisés par ce milieu de merde...
Molock : Vous entendez ? Quelqu'un est en train de gueuler sur quelqu'un d'autre.
Natalya : Allons voir !
Ga3L : Comment vous entendez ça, vous deux ?
Les trois jeunes de 15 ans sortirent de ce qui était vraisemblablement le local d'informatique d'un vieux lycée pour constater que dans le corridor, un autre garçon de leur âge était victime de deux brutes qui s'amusaient à étendre le contenu de son sac sur le sol. La victime de cette histoire ressemblait fortement à CnCBoy, version très jeune et très petit, avec des lunettes aux verres épais comme des dessous de bouteille. Le pauvre garçon rampait sur le sol pour récupérer ses affaires pendant que ses deux agresseurs se moquaient de la scène.
Brute : Regarde, des mangas !
CnCBoy : Ce serait sympa d'arrêter les gars ! C'est pas tellement cool !
Brute 2 : Tu lis autre chose que tes manuels de cours mon p'tit rat de bibliothèque ? Wow, j'aurais juré que t'avais aucun loisir !
Brute : Attends, tu déconnes ? Il a aucun loisir ! Lire ce genre de trucs de geek ! Laisse-moi te débarrasser de ces revues jap à la con !
CnCBoy : Mais j'ai payé pour ces livres, quand même...
Brute : Et t'auras pas besoin de ces lunettes non plus, pour...
Molock arrêta la main du grand bonhomme qui allait jeter les lunettes de CnCBoy par terre. Les deux brutes se retournèrent étonnées.
Molock : Je vous laisse une chance de fuir sans douleur.
Brute : Tu te prends pour qui, le petit québécois, là ! Je vais te renvoyer dans ton pays, moi !
Brute 2 : Vous allez regretter de pas vous être mêlés de vos affaires, les enfants !
Natalya : Je vous préviens, mon ami ne se retiendra pas !
Brute : C'est quoi votre putain de problème ? Vous allez défendre ce geek de merde ?
Molock : OK, vous avez eu votre chance.
C'est alors que Molock tordit le bras de l'adolescent à l'aide d'une prise qui déboîta presque l'épaule de la malheureuse brute. L'ami de cet imbécile n'eut pas le temps d'intervenir que Natalya l'envoyait brutalement valser sur le sol à l'aide d'un coup de pied circulaire dans les chevilles. Les deux grands personnages furent assez impressionnés pour prendre illico la poudre d'escampette sans demander leur reste. Ga3L aida CnCBoy à ramasser ses affaires et à les remettre dans son sac.
Molock : J'espère qu'ils vont revenir avec des renforts. Ces deux-là étaient trop minables pour nous.
Natalya : Est-ce que ça va ?
CnCBoy : Ouais... Ouais, heu, ça va. Merci ! Vous les avez owned... Wow.
Ga3L : Pourquoi est-ce qu'ils te faisaient chier ?
CnCBoy : Ils aiment rire de moi... je suppose. Car j'ai pas trop... enfin, j'ai pas tellement d'amis ici, alors personne pour me défendre. Vous m'avez aidé, alors merci !
Natalya : Avec des enflures pareilles, y a pas de quoi ! Tu devrais apprendre un peu de judo, ça les calmera.
CnCBoy : Je sais pas. Le sport... Ben, j'aime pas trop. Je dois aller étudier pour le cours de chimie. Heu, encore merci !
Le jeune CnCBoy s'en alla promptement en souriant timidement.
Ga3L : Vous croyez qu'il se doute qu'on ne fait pas partie de son rêve ?
Molock : Nan... On l'aurait su. De la manière forte.
Natalya : En tout cas, il n'a rien du CnCBoy cynique et direct qu'on connaît.
Molock : Si subir de l'intimidation est tout ce qui l'a traumatisé, ce sera facile à régler. On n'a qu'à lui apprendre à se défendre.
Ga3L : Ça semble un peu trop facile.
Tout à coup, le décor se mit à vaciller rapidement comme s'ils avaient été dans une machine à laver.
Molock : WTF !
Natalya : Ça y est ! On a été repérés !
Ga3L : Doh !
Puis tout devint noir.
À nouveau, les trois amis se réveillèrent, mais cette fois confortablement couchés dans les lits superposés. Vu la taille de la pièce, ça devait être un appartement de résidence universitaire, puisqu'il s'agissait d'une espèce de long corridor avec à peine assez de place pour y mettre les meubles d'un côté et y circuler de l'autre.
Molock : On est à nouveau des adultes.
Ga3L : On dirait les résidences de l'IUT. Si on est ici, on doit être dans le début de la vingtaine.
Molock : À cet âge-là, j'étais pas en train d'étudier, moi. J'explosais des crânes au shotgun.
Ga3L : Doh...
Natalya : Chers colocataires, notre objectif là est de trouver CnCBoy.
Molock : Shhhh ! Écoutez...
De l'autre côté du mur, quelqu'un d’apparemment bourré marmonnait des inepties entre deux sanglots.
Ga3L : Charmant voisinage...
Molock : Vous êtes sourds à ce point-là ? C'est CnCBoy...
Natalya : Pour quelle raison est-ce qu'il braille comme ça ?
Ga3L : Aucune idée... On va voir ?
Natalya : Tu sais à quel point CnCBoy est renfermé. Il ne nous laissera certainement pas... Molock !
L'audacieux Molock était d'ores et déjà sorti de sa chambre pour cogner à la porte de l'appartement de CnCBoy. Une plainte sonore s'éleva de l'autre côté du mur.
CnCBoy : C'est... pas trop le temps ! Partez, OK ?
Molock : T'aurais pas du lait ?
CnCBoy : Raaaaaah... Va à l'épicerie, comme tout le monde !
Molock : Le Alex que je connais ne refuse jamais de prêter à des amis.
CnCBoy : On se connaît ?
Molock : Ouais.
Un long silence se fit, puis on entendit un bruit de verrou et CnCBoy ouvrit finalement la porte. Il laissa entrevoir un visage à la barbe pas rasée, aux cheveux en désordre et aux lunettes croches.
CnCBoy : J'te connais pas.
Molock : Faux. Je suis celui qui va te péter la gueule si tu ne mets pas de l'ordre dans ta vie.
CnCBoy : Très drôle... Je suis pas d'humeur. Ma copine vient de me laisser. Mes amis m'ont tous abandonné.
Ga3L : On est là, nous.
CnCBoy : C'est qui, eux ?
Molock : Heu, des amis. On peut entrer ?
CnCBoy : Vous allez dévaliser ma chambre, non merci. Partez avant que j'appelle les flics.
Natalya : Je ne crois pas, non. Si tu continues à te lamenter comme ça, c'est nous qui allons finir par les appeler. Tes pleurnichements nous ont réveillés !
CnCBoy : Ouais, bon, cassez-vous. Au fait, comment est-ce que vous connaissez mon nom ?
Ga3L : Ben, on se connaît déjà. Tu te rappelles pas de nous ? On t'avait aidé contre ces deux brutes à l'époque de la petite école.
CnCBoy : Co... Ah, c'est vous ? Bon sang, vous êtes mes voisins, j'avais jamais noté...
Ga3L : Épique coïncidence, hein ?
CnCBoy : Les coïncidences n'existent pas. Il n'y a que les lois de la science. Bon, qu'est-ce que vous voulez ?
Natalya : Voici un deal. Tu vas arrêter de faire du bruit et en échange, nous te trouvons une nouvelle copine !
CnCBoy : Vous voulez faire ça ? On est à Paris... Comment ça se fait qu'il y a des gens qui se préoccupent de quoi que ce soit ? D'où vous sortez ?
Molock : Du Québec de l'espace. Pour vrai, on n'a rien à foutre et on s'emmerde, alors on veut bien t'aider.
Natalya : Avons-nous un deal ?
CnCBoy : WTF... Ouais, comme vous voulez... Si vous arrivez à me trouver une copine, alors bonne chance, je vous donne toute ma collection de comics de Megaman. Mais seulement la nouvelle saison, parce que je trouve qu'ils font de la merde.
Molock : Tu peux garder ta collection de livres de poche.
CnCBoy : Ma chambre est dans un état lamentable. Ne ramenons pas de fille ici.
Natalya : Elle est moins en désordre que celle de l'Apokirov je trouve...
CnCBoy : De quoi ?
Ga3L : J'vais t'aider à ranger tout ça, c'est pas un problème.
Natalya : Oui, pendant que Ga3L t'aide à ranger, tu vas aller arranger cette tignasse innommable qui te sert de chevelure ! Molock m'aidera à trouver une fille de ton goût.
Molock : Quoi ?
Natalya : Tu es au moins aussi difficile que lui !
Molock : Ouais... Je vais tenter de trouver une fille qui ne soit pas une psychopathe pour une fois.
CnCBoy : Vous m'aidez. Sérieusement, pourquoi aider un minable comme moi ?
Ga3L : Aucune importance. Ça nous fait plaisir d'aider !
Bien que la paranoïa de CnCBoy ne rende pas leur tâche facile, les trois amis parvinrent difficilement à le convaincre. Ga3L aida ce dernier à ranger le bordel de sa chambre pendant que le futur professeur se rasait. Pendant ce temps, Natalya et Molock partirent à la chasse aux candidates potentielles de rendez-vous galant.
Molock : Je suis en train d'agoniser dans un corps métallique sur le plancher d'un vaisseau spatial en guerre et pendant ce temps, on est là à chercher une blonde à CnCBoy.
Natalya : Il aime les blondes ?
Molock : Non, il préfère les rousses. C'est une expression québécoise.
Natalya : Hall de l'université... Ici il y a pas mal de filles. Tu vas devoir m'aider un peu, parce que je ne suis pas encore lesbienne, alors normalement je ne mate pas les femmes !
Molock : Ce serait quand même drôle.
Natalya : Dans d'autres circonstances, oui.
Molock : Là. Elle.
Natalya : Ah ouais, bon choix. Tu vas lui parler ?
Molock : Non. C'est supposé être ton travail, ça.
Natalya : Trop timide pour approcher une femme ?
Molock : Fuck you ! Tu veux vraiment que je traumatise cette fille, qui de toute façon est générée par la calisse d'imagination de CnCBoy ?
Natalya : D'accord, viens. Tâchons de ne pas la traumatiser, comme tu dis !
Ils allèrent demander l'heure à la jeune femme en sarrau qui sortait d'un cours de chimie. Grâce au charisme de Natalya, ils parvinrent à ne pas traumatiser cette dernière et à la convaincre de rencontrer CnCBoy le soir même. Vendre les qualités de leur ami étrange ne fut pas des plus faciles, mais CnCBoy était tout de même encore assez gentil à l'époque pour rendre ses contacts avec d'autres êtres humains possible. Il advenait aussi que la fille en question partageait un de ses cours avec CnCBoy et donc ces deux-là se connaissaient déjà. Avec les quelques francs de l'époque dont disposaient les quatre amis, on parvint à réserver dans un petit restaurant de Paris. La soirée se termina donc sur une terrasse au soleil couchant, CnCBoy et sa nouvelle prétendante assis à la même table, partageant une bouteille de vin tout en discutant de science. Quelques tables plus loin, Natalya, Ga3L et Molock admiraient leur œuvre de patience autour d'un repas bien mérité. Si tout ceci n'était qu'un rêve, ils étaient quand même arrivés à accomplir quelque chose qu'ils avaient tous cru plus impossible que de vaincre des armadas spatiales entières.
Natalya : Trinquons à notre succès !
Ga3L : Épique succès même !
Molock : Trinquons à CnCBoy... et aussi buvons en l'honneur de la dernière journée que nous passons tous ensemble.
Ga3L : Ouais...
Natalya : Tu vas nous manquer, Molock. Malgré toutes tes conneries, on t'adore, tu le sais.
Molock : Je vous aime aussi. Enfin, je vous déteste pas trop. Moins que le reste des gens.
Natalya : Hem !
Molock : Bon, OK, je vous aime aussi. Pour vrai.
Ga3L : Je me demande si on va se réveiller bientôt... CnCBoy est sorti de son cauchemar pour renouer avec le bonheur. On a fait notre travail, non ?
Natalya : Est-ce que ce sera suffisant ?
Ga3L : J'ai la vague impression que non. Il y a autre chose, quelque chose de plus dark.
Molock : Oui... CnCBoy n'a jamais voulu parler de son passé à personne. Ce qu'on a vu à ce jour n'était pas assez traumatisant pour justifier cette négation.
La soirée se termina ainsi. Tous regagnèrent leurs appartements et les trois héros s'endormirent dans la peur de ne pas savoir ce qu'il se produirait ensuite. Les événements qui leur furent révélés étaient tout sauf ce à quoi ils s'attendaient.
Plus tard cette nuit-là, Molock, Natalya et Ga3L furent réveillés par le bruit d'un éclat de verre, suivi d'un hurlement à glacer le sang.
Molock : Cool ! De l'action !
Ga3L : Doh !
Natalya : On n'est pas dans la même pièce...
En effet, ils occupaient vraisemblablement une petite maison vide de banlieue. Les bruits provenaient de leur voisin, qui devait être en train de détruire sa propre maison. Tout le voisinage était réveillé et les gens inquiets regardaient par les fenêtress de leurs habitations sans oser sortir. Cette banlieue semblait être le genre de quartier tranquille où il ne se produisait jamais rien de spécial.
Natalya : Ça provient de la maison voisine. On va voir ?
Molock : CnCBoy.
Natalya : T'as encore reconnu d'après son cri ?
Ga3L : Pas seulement ça, vous remarquerez que dans ces rêves, on spawn toujours tout près de la personne qui fait le rêve.
Natalya : On spawn ? Ce n'est pas un jeu vidéo. Et... Molock ? Rah...
L’aventureux Molock était déjà en train de cogner à la porte du voisin bruyant. Pour seule réponse, un nouveau hurlement plus désespéré provint de l'intérieur.
CnCBoy : LAISSEZ-MOI ! FOUTEZ LE CAMP !
Molock : WTF, depuis quand tu hurles ?
CnCBoy : ALLEZ-VOUS-EN ! VOUS SAVEZ CE QUE J'AI PROVOQUÉ ! IL N'Y A PLUS RIEN À FAIRE POUR MOI !
Molock : Tu ouvres, sinon je défonce.
Ga3L : Doh...
Molock : Ça vous en a pris du temps. CnCBoy est derrière cette porte et refuse d'ouvrir.
Natalya : Oui, on a entendu, je pense.
Molock : Bref, j'ouvre.
D'un violent coup de pied, Molock fit sauter la serrure de la porte et entra. L'intérieur de la maison était dans un bordel innommable. Chaque meuble était défoncé, chaque accessoire de maison reposait brisé sur le sol. Des bouteilles d'alcool et du verre brisé parsemaient le plancher de bois. À l'étage d'en haut, on pouvait entendre des bruits de démolition, indiquant que quelqu'un continuait de détruire de fond en comble cette maison pièce par pièce. Les trois amis montèrent à l'étage où ils découvrirent le professeur CnCBoy dans son sarrau, en état d'ébriété, en train de briser tout ce qui lui tombait sous la main à l'aide d'une batte de baseball.
Molock : CnCBoy ! C'est quoi tout cet esti de bordel !
CnCBoy : JE VOUS AI DEMANDÉ DE PARTIR !
Ga3L : Mais il s'est passé quoi, pour que tu sois dans cet état ?
CnCBoy : Vous ne savez pas ? J'AI RUINÉ MA VIE, VOILÀ CE QU'IL S'EST PASSÉ ! J'AI DÉTRUIT MA FAMILLE ! JE LES AI TUÉÉÉÉÉÉÉÉS !
De plus belle, CnCBoy se mit à ravager la pièce à l'aide de sa batte. Il brisait les fenêtres, les miroirs, les murs, les bibelots, les meubles... Ses amis ne l'avaient jamais vu dans un tel état, tellement que même Molock semblait avoir assez peur pour rester à une distance raisonnable du professeur.
Natalya : Arrête ça ! Explique ce que tu dis avoir fait !
CnCBoy : IL N'Y A RIEN À EXPLIQUER ! Rien...
Alors il s'arrêta d'un seul coup et s'allongea dos au mur troué de la pièce, face à un cadre de photo qui était resté incroyablement intact. Ils approchèrent du cadre et distinguèrent la photo qui s'y trouvait. Il s'agissait d'une photo de famille, montrant CnCBoy, en compagnie d'une femme, qui semblait enceinte, vu la façon dont elle tenait son ventre. Devant cette photo, CnCBoy éclata dans de profonds sanglots avant de se laisser glisser assis sur le sol.
CnCBoy : Pourquoi...
Ga3L : C'est ta famille... Alex, qu'est-il arrivé ?
CnCBoy : Je ne suis plus Alex... J'ai tué cet homme que j'étais, avec sa famille. Moi, le professeur CnCBoy. Vous ne savez donc rien... Rien de comment mes foutues recherches les ont tués ?
Au loin, on pouvait entendre le son des sirènes de police dans l'air humide du sud de la France. Le voisinage devait avoir appelé les flics à cause de tout ce vacarme.
Natalya : Tes rech...
CnCBoy : Je croyais que les isotopes de ces produits étaient inoffensifs ! À cause de moi, elle a été exposée à ces saloperies ! Ils ont dit que la dose était mortelle... que notre enfant naîtrait difforme si elle survivait jusque-là. Et ensuite j'ai su pour mon propre cancer... comme si ça avait de l'importance rendu là !
Ga3L : Vous avez été exposés à des isotopes radioactifs ?
CnCBoy : À MES isotopes ! Aux sales produits toxiques de merde, de MES recherches ! C'était trop tard pour elle... morte quelques jours après l'accouchement. Le bébé avec elle. Ils étaient ma seule famille... Pourquoi est-ce que moi j'ai survécu ?
Le bruit des sirènes de police se rapprochait. Tous étaient pétrifiés par les terribles événements que leur avait révélés CnCBoy.
CnCBoy : Ça n'a plus aucune importance. Ils arrivent pour moi. J'aurai la fin que je mérite... Mourir fou, rongé par ce cancer, dans un asile pour tarés comme moi. Voilà le sort que j'ai mérité pour avoir tué ma propre famille.
Molock : C'était un accident ! Comment tu peux te blâmer pour ça !
CnCBoy : Ça ne change rien, Molock. Je suis et je resterai toujours responsable de leur mort. Ils ont souffert à cause de moi, elle qui m'aimait, lui qui n'était même pas encore né ! À cause de mes recherches damnées, notre seul enfant est MORT !
Natalya : Comment tu connais le nom de Molock...
CnCBoy : Vous croyez pouvoir entrer dans ma tête, revenir dans les PIRES MOMENTS DE TOUTE MA VIE ! Sans que je ne m'en aperçoive... Ga3L avait raison. Un esprit entraîné à résister aux invasions psychiques réalisera tôt ou tard dans quel jeu macabre les Créatures de l'Ombre l'ont jeté. Ces sales Créatures ne peuvent même pas savoir à quel point je SOUFFRE de revoir ça. Et pourtant, je l'ai mérité.
Ga3L : DOH !
CnCBoy : Bienvenue dans mon enfer. Voyez le vrai visage dégueulasse de celui que vous croyez être votre ami. Le visage du meurtrier de sa famille. Le fou qui a OSÉ essayer d'oublier ça. De vous cacher cet événement. Le professeur CnCBoy est né de la noirceur. Maintenant, je retourne à la noirceur. Vous voulez m'aider ? Vous voulez me faire revenir dans mon monde des vivants ? Alors venez. Venez voir et vous ne voudrez plus jamais m'aider.
À ce moment-là, tout devint noir comme la mort.
À suivre...